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Mairie | Lieu-dit Tompolaccie • 20270 TALLONE | Tel : 04 95 39 60 17 • Fax : 04 95 39 63 08

EDITO MAI 2009


C’est toujours avec autant de plaisir que je m’adresse à vous, et grâce à la mise en service de notre site Internet, nous communiquerons périodiquement sur toutes les actualités, tous les sujets et tous les projets qui intéressent l’ensemble de notre communauté. Il s’agira de vous informer, mais également de recueillir vos remarques et vos idées dans une démarche participative de la conduite de nos affaires communales.
Le premier sujet d’actualité est évidemment celui très médiatique et ô combien délicat, de la décharge des ordures ménagères. Vous n’avez pas pu ne pas être informés, ce mois de février dernier, sur les manifestations contre un projet de nouvelle décharge sur notre territoire communal et auquel nous sommes tous très fermement opposés. Notre commune n’a pas en effet, la vocation à devenir le dépotoir et le stockage de déchets ultimes de toute la Corse, quand d’autres microrégions se mettent en valeur par une urbanisation contrôlée, ou sont régulièrement citées pour leur développement touristique remarquable. Pour notre part, nous considérons que nous avons déjà payé un lourd tribut à la résorption du problème des ordures ménagères de la Corse et nous voulons que cesse cette image très négative de Commune-Poubelle.
Ce site a été ouvert au début des années 90 pour résorber une situation pestilentielle de déversements sauvages sur une parcelle d’un domaine agricole, dans la plaine de Pianiccia et en bordure de la route départementale. Toutes les ordures de la région d’Aléria étaient ainsi déversées sans aucun contrôle et à l’image des autres décharges de Corse (Teghjime à Bastia, Saint Antoine à Ajaccio). Il fut alors décidé, par un syndicat intercommunal à vocations multiples, (constitué de trois communes à l’origine : Aléria, Tallone et Linguizetta, cette dernière se retirant avant la mise en exploitation du site) de créer un site contrôlé « d’enfouissement technique » règlementaire et respectueux de la législation en matière environnementale et de santé publique. Au-delà des péripéties institutionnelles de mise en œuvre et sur lesquelles nous vous promettons de revenir très prochainement, l’exploitation fut donnée par délégation de service public en 1992 à une société créée à cet effet, la STANECO.
Or, si cette décharge avait été prévue dès le départ pour résoudre un problème local de traitement des déchets, l’option de remplissage visant à atteindre un seuil de rentabilité de 30 000 tonnes par an, s’avéra dès lors indispensable. Certes, c’était sans compter ( !) avec une problématique régionale complexe et plus particulièrement bastiaise. Le pas fut franchi, et les quantités annuelles furent ainsi allègrement doublées, puis triplées voire plus. Ainsi, nous sommes passés de 3000 tonnes en 1991 à 35000, pour dépasser largement les 80000 tonnes autorisées en 2008 ! Et bien sûr ceci sous contrôle administratif et encadré par des arrêtés préfectoraux d’autorisation d’exploitation et d’extension capacitaires adéquats.
Aujourd’hui, alors que le contrat qui nous lie à la STANECO vient à échéance en mars 2010, à la demande insistante des élus de TALLONE, le Syndicat intercommunal à vocation unique de la Bravone et du Tavignanu a engagé un audit environnemental (société BURGEAP) afin de mesurer les risques éventuels ou potentiels qui pourraient apparaître dans le futur. Notre responsabilité est de prendre toutes les garanties, les précautions, voire les mesures conservatoires qui s’avéreraient nécessaires. Par ailleurs, nous nous sommes attachés les services juridiques du cabinet d’avocats spécialisés en matière environnementale de Maître Corinne LEPAGE.


Nous reviendrons plus en détails lors de l’inauguration officielle, sur la centrale de production d’énergie électrique à partir du biogaz de la décharge et dont le raccordement au réseau EDF est effectif depuis fin mars pour une puissance de 1,7 mégawatts, soit l’équivalent de la consommation annuelle de 1000 foyers environ. Le projet avait été initié et décidé par l’ancienne équipe dirigeante du SIVU.
Pour les semaines à venir, un des projets en cours de réalisation est bien évidemment l’ouverture du sentier de randonnée « de l’ancienne voie romaine » qui permettra à notre village d’entrer dans une perspective de développement touristique, et ce sera l’objet de notre prochaine communication.

A bientôt

Christian ORSUCCI